Le régulateur fixe un minimum. La banque, elle, mesure ce dont elle a vraiment besoin. Les deux ne coïncident pas toujours. L'épisode 3 s'est refermé sur une question. Nous avions parlé du capital que le régulateur exige. Mais est-ce le même que le capital dont la banque a réellement besoin, compte tenu de ses risques propres ? Pas toujours. L'écart oppose deux notions qu'il faut distinguer : le capital réglementaire et le capital économique. Pour les comprendre, une distinction préalable...
Pour un même crédit, deux méthodes de calcul, deux montants de capital. Et un résultat contre-intuitif. À l'épisode 2, nous avons vu qu'un crédit pondéré à 100 % génère autant de risques pondérés (les RWA, la base de calcul du capital exigé) que son montant. J'avais laissé une question en suspens : cette pondération de 100 % est-elle une fatalité ? Prenons une question très concrète : si une banque considère certains de ses clients comme particulièrement solides, pourquoi doivent-ils parfois...
Une banque prête 100 milliards de plus. Combien de fonds propres cette croissance consomme-t-elle vraiment ? La première question portait sur le socle : 20 milliards suffisent-ils ? La suivante portait sur le mouvement. « Nous allons continuer à prêter, à financer l'économie. Est-ce que notre capital va suivre ? » C'est la vraie question du pilotage. Une banque ne s'arrête pas une fois le capital minimum atteint. Elle accorde de nouveaux crédits, elle finance des entreprises, des projets, des...